Chaque semaine FinovUP sélectionne les informations marquantes de l’écosystème des entreprises et de l’innovation.

 

En bref : Entreprises, ce qui change au 1er janvier 2022

  • Baisse de l’impôt sur les sociétés

En 2022, le taux normal de l’IS sera abaissé à 25 % pour l’ensemble des entreprises. Notez que sous certaines conditions, les PME peuvent bénéficier d’un taux de 15 %.

  • Pour les entrepreneurs soumis aux BIC : allongement du délai d’option et de renonciation

Le projet de loi de finances pour 2022 prévoit d’augmenter la durée du délai d’option à un régime réel d’imposition (réel simplifié ou réel normal).

Les micro-entrepreneurs pourraient, à compter du 1er janvier 2022, opter pour un régime réel jusqu’à la date limite de dépôt de la déclaration d’ensemble des revenus. En pratique, il s’agit du mois de mai ou de juin de l’année suivante. L’option concernerait l’année en cours.

Un report s’appliquerait également aux microentreprises nouvelles c’est-à-dire récemment créées – à deux exceptions près : l’option porterait sur l’année précédente N-1 e – t la date butoir serait fixée à la date limite de dépôt de la déclaration de résultats (2ème jour ouvré suivant le 1er mai).

Les mêmes règles s’appliqueraient aux microentreprises dont le chiffre d’affaires est redevenu inférieur aux plafonds du régime, après les avoir dépassés. Rappelons qu’en l’absence d’option pour le régime réel, le régime micro-BIC se réapplique de plein droit.

Enfin, les entreprises qui ont opté pour un régime réel d’imposition alors qu’elles ne dépassaient pas les limites de chiffre d’affaires du régime micro peuvent renoncer à l’application du régime réel et se placer sous le régime micro. A compter du 1er janvier 2022, ce délai serait également porté du 1er février au 2ème jour ouvré suivant le 1er mai.

La loi de Finances pour 2022 a adopté l’ensemble de ces mesures. Elles s’appliquent aux options exercées à compter du 1er janvier 2022.

RSE : la performance remarquable des entreprises françaises en 2021

 

La récente étude publiée par le Médiateur des entreprises et la plate-forme de notation EcoVadis, témoigne de la remarquable performance des entreprises françaises concernant la responsabilité sociétale des entreprises (RSE).

Concernant le social, l’éthique, la prévention de la corruption ou le respect de l’environnement, les auteurs classent en effet les entreprises françaises en troisième position, juste derrière la Suède et la Finlande, et largement devant leurs homologues allemandes ou américaines.

Sur différents grands thèmes : environnement, social, éthique et, spécificité de cette enquête, achats responsables, les entreprises françaises, toutes tailles confondues, se classent ainsi au premier rang sur le thème « social », couvrant les problématiques de ressources humaines et celles des droits humains.

Elles figurent au 8e rang sur le thème « éthique », couvrant la corruption, les pratiques anticoncurrentielles et la gestion de l’information. C’est d’ailleurs sur ce thème que les entreprises françaises enregistrent la plus forte progression sur 6 ans. Elles apparaissent au 5e rang sur le thème de l’environnement et au 3e rang sur celui des achats responsables

E-santé : startups et géants se livrent bataille pour conquérir ce marché colossal

La crise sanitaire liée au Covid-19 a accéléré les usages en e-santé. Si les Gafam restent hégémoniques sur ce marché, gigantesque en France comme dans le reste du monde, les startups commencent à faire leur trou.

 

L’émergence des nouvelles technologies a permis le développement de centaines de startups de santé à travers le monde. Que ce soit pour du télé suivi, de la téléconsultation, sans oublier l’immense champ de l’intelligence artificielle, qui aide déjà au développement des médicaments du futur.

Au point que le gouvernement en a fait une priorité, annonçant en octobre 650 millions d’euros d’investissements dans une stratégie d’accélération du numérique.

 

Par ailleurs, Mon espace santé, sorte de carnet de santé numérique a vu le jour le jeudi 3 février 2022.

 

La promo 2022 du Next40 et French Tech 120 a été dévoilée !

 

Comme chaque année depuis 2020, Bercy vient de dévoiler la liste des 120 startups françaises jugées les plus prometteuses, selon différents critères économiques. Sorare et sa levée de fonds faramineuse fait son entrée, sans surprise.

 

La liste Next40/French Tech 120 regroupe les jeunes pousses tech françaises jugées les plus prometteuses, du fait du montant des fonds levés, ou bien de la croissance du chiffre d’affaires. Les entreprises figurant sur la liste bénéficient notamment d’un accompagnement particulier des différentes administrations de l’Etat. Cette année, le taux de renouvellement de la liste des 120 est d’environ un tiers (36 entrants/sortants), comparable à celui de l’an dernier (34 entrants/sortants).

 

Mais comme le rappelle le secrétaire d’Etat au numérique Cédric O « Nous ne sommes pas au bout du chemin, il faut maintenir les efforts, comme on le fait depuis 2017 -avec la Flat Tax, la suppression de l’ISF (impôt sur la fortune), la réforme des BSPCE – pour continuer d’adresser les grands défis de notre temps par l’innovation et soutenir les startups, qui sont notre assurance-vie », avant de conclure sur un franc « longue vie à la startup nation ».

 

 

ZOOM SUR : Insidy, la start-up qui vous permet de décorer votre appartement à distance

 

Lancée en janvier 2021, la start-up de design Insidy qui met en relation des particuliers avec des architectes d’intérieur lève 400.000 euros.

Objectif : se développer à l’international et s’attaquer aux bureaux.

Le principe est celui de l’intermédiation classique : Mettre en contact des clients avec des professionnels libéraux du design d’intérieur.

L’offre est avant tout destinée aux particuliers, mais l’idée est de l’ouvrir aux bureaux.

Le marché est en tout cas porteur. En 2020, l’Institut d’études et de promotion de l’ameublement a enregistré, une hausse des ventes de meubles et de décoration d’intérieur de 37,7 % – une augmentation lissée sur l’année marquée par la pandémie.

En valeur absolue, il représentait 12,73 milliards d’euros sur le territoire français.

 

Les levées de fonds de la semaine par Finance & Compagnies

 

 

 

Source : Finance et compagnies