La revue de presse FinovUP – du 29 avril 2022. Chaque semaine FinovUP sélectionne les informations marquantes de l’écosystème des entreprises.

Kalray lève 10,7 millions d’euros pour ses puces spécialisées dans le traitement intelligent des données

Un apport financier qui va aider la pépite française à changer de dimension suite au rachat d’Arcapix et à ses prévisions de croissance importante.

Kalray, née en 2008 à Grenoble, développe un nouveau type de processeurs qui sont utiles pour le traitement des données au niveau du cloud et du edge (à la périphérie des réseaux).

Le spécialiste des semi-conducteurs est une société dite « fabless » ce qui signifie qu’elle ne possède pas ses propres capacités de productions mais repose sur des tiers pour fabriquer ses produits.

« Les fonds levés vont nous permettre de compléter nos ressources financières et couvrir nos besoins d’exploitation en diversifiant nos sources de financement et le profil de nos investisseurs », explique Eric Baissus, président du directoire de Kalray.

A l’occasion de la présentation de l’acquisition d’Arcapix, Kalray a annoncé viser un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros en 2022 et 100 millions en 2023, contre 1,2 million d’euros en 2021.

Source : L’UsineDigitale du 22/04/2022

 

Après le DMA, l’UE valide le Digital Services Act (DSA)

Dans une suite logique, l’UE s’est mise d’accord pour valider le Digital Services Act, texte pour réguler les acteurs du numérique avec des obligations et des sanctions.

Le texte – comme celui du Digital Markets Act – entrera en vigueur en 2023.

Le Digital Services Act, qui définit des règles de responsabilité des fournisseurs de services ainsi que leur obligation de transparence a pour ambition de lutter contre la désinformation, les contenus illicites, ainsi que la vente de produits illégaux.

En vertu de ce texte, plusieurs pratiques seront interdites. On peut citer par exemple celle consistant à cibler les utilisateurs en ligne en fonction de leur religion, de leur sexe ou de leurs préférences sexuelles

Les grandes plateformes en ligne seront également obligées de publier les mesures prises pour lutter contre la désinformation ou la propagande. Par ailleurs, les victimes de cyberharcèlement seront mieux protégées avec le retrait immédiat des contenus incriminés et partagés.

Le DSA s’appliquera à tous les services intermédiaires (moteur de recherche, sites web, médias sociaux, …) fournis aux internautes ayant leur lieu d’établissement ou de résidence dans l’Union.

Les entreprises ne respectant pas les règles, s’exposent à des amendes pouvant atteindre jusqu’à 6% de leur chiffre d’affaires mondial.

Source : Le Monde Informatique du 25/04/2022

 

La fondation d’Elon Musk distingue une startup française de décarbonation

La startup française NetZero est l’une des quinze jeunes pousses sélectionnées à travers le monde par la fondation d’Elon Musk pour participer à une compétition de projets de décarbonation, dotée au total de 100 millions de dollars.

Le projet de NetZero consiste à déployer à grande échelle en zone tropicale la production de biochar, un charbon à usage agricole produit à partir de résidus végétaux.

La production de biochar (par combustion à haute température, sans oxygène) permet d’éviter que ces déchets ne soient brûlés classiquement et ne rejettent du carbone dans l’atmosphère. L’entreprise se retrouve donc détentrice de crédits carbone qu’elle peut céder.

NetZero a commencé la production de biochar en novembre 2021 au Cameroun, et s’apprête à ouvrir « très prochainement » une nouvelle usine au Brésil, indique-t-elle.

Source : Maddyness du 25/04/2022

 

La PropTech, un marché prisé par les entrepreneurs… et les investisseurs

 En 2021, le marché de la PropTech – qui rassemble les entreprises mettant la technologie au service de l’immobilier – a totalisé plus de 628 millions d’euros levés dans l’écosystème entrepreneurial français.

Cela le positionne en troisième place des secteurs les plus convoités par les investisseurs l’année dernière, derrière les startups du divertissement et celles de la FinTech.

Cet engouement est particulièrement vrai en France.

Avec 1,2 millions de transactions immobilières sur un an, un record, la France se place en premier marché immobilier d’Europe, et présente un potentiel très important,

Les startups dans la gestion locative et d’aide à l’acquisition ou l’investissement immobilier ont le vent en poupe.

Le crowdfunding immobilier bat tous les records en 2021, avec presque 1 milliard d’euros collectés, soit une augmentation de 90 % par rapport à 2020.

Source : Maddyness du 27/04/2022

 

Startup et actionnariat salarié : des bonnes pratiques à encourager

D’un côté, la pénurie de talents et la difficulté à les fidéliser sur un temps long. De l’autre la volonté de plus en plus prégnante de s’inscrire dans une démarche réelle de partage de la valeur. Tout converge pour favoriser le développement de l’actionnariat salarié.

L’objectif ? Associer chaque collaborateur à la croissance et le récompenser pour son engagement au quotidien sur une logique long-terme, tout en développant sa marque employeur pour recruter les meilleurs talents.

En 2021, 80% des salariés en startups interrogés ont eu accès à un dispositif d’actionnariat, contre 62% en 2019.

Parmi eux, 85% bénéficient de BSPCE (Bons de Souscription de Parts de Créateur d’Entreprise) qui sont l’instrument privilégié pour intéresser les employés au capital d’une entreprise dès lors qu’elle remplit les conditions d’éligibilité du dispositif.

Pour les startups qui n’ouvrent pas leur capital, les principales raisons évoquées sont principalement la jeunesse de l’entreprise (50%) puis le manque d’informations et de connaissance des dispositifs concernés (28%).

A ce sujet, il est primordial que les entrepreneurs maîtrisent parfaitement le mécanisme pour l’utiliser et communiquer efficacement auprès de leurs équipes.

Source : Maddyness du 20/04/2022

 

Green Future Index : La France distinguée pour sa politique climatique malgré les controverses.

La revue « MIT Technology Review » a publié son « green future index ». La France occupe la quatrième place, derrière l’Islande, le Danemark et la Norvège, de cet indicateur qui signifie littéralement : « indice de l’avenir vert ».

Cinq critères ont été pris en compte : les émissions de carbone, la transition énergétique, la « société verte », l’innovation propre et la politique climatique.

Mais des scientifiques déplorent une méthodologie peu rigoureuse.

L’indice mesure le degré d’engagement des pays en matière d’énergie propre, d’industrie décarbonée, d’agriculture durable ou de « société verte » grâce aux investissements réalisés ou à venir dans les énergies renouvelables, l’innovation ou encore la finance verte.

Sur cette base, la France figure au 62e rang (sur 76) sur la « transition énergétique ». Concernant la « société verte », la France est classée à la 57e position.

La France affiche de meilleurs résultats en matière d’ »émissions de gaz à effet de serre » puisqu’elle décroche la 13e position. Pour « l’innovation propre », la France est neuvième,

L’Hexagone affiche son meilleur classement en matière de politique climatique puisque sur ce point, le pays est deuxième. Or ce critère pèse 40 % de la note finale, ce qui explique le bon classement général du pays.

L’indice distingue des promesses et non les faits : « Cet indice ne veut rien dire », fustige ainsi Céline Guivarch, membre du Haut Conseil pour le Climat et coautrice du dernier rapport du Giec. « C’est un rapport court et non revu par les pairs, qui détaille très peu sa méthodologie. Il est bien loin d’une étude scientifique« , analyse la chercheuse.

Source : Novethic du 29/04/2022

 

Levées de fonds de la semaine par Finance & Compagnies